09/10/2026
Avec la générosité et l’altruisme qui caractérisent la jeunesse, les lycéen·nes de Diwan à Vannes et Carhaix ne sont pas resté·es spectateur·rices de la mobilisation en cours.
En tant que Fédération d’écoles associatives, gratuites, laïques, ouvertes à tou·tes et dispensant un enseignement en langue bretonne par immersion, nous saluons la communauté éducative en mouvement, en Bretagne et ailleurs, pour améliorer l’accès à l’éducation pour tou·tes.
Cette mobilisation est aussi l’occasion de rappeler que l’enseignement en breton reste confronté à des difficultés qui doivent être traitées urgemment.
La réforme Blanquer a affaibli l’attractivité de nos lycées. Depuis la loi Molac, l’État et les collectivités ont par ailleurs des responsabilités en matière de promotion, d’enseignement et de diffusion des langues dites régionales.
La convention État-Région, signée en 2022, a reconnu la mission de service public de Diwan. Cette reconnaissance doit se traduire concrètement dans les relations entre l’État, les collectivités et nos établissements.
Alors que l’enseignement immersif en breton a été déclaré inconstitutionnel en 2021, son existence repose aujourd’hui sur une simple circulaire. Nous exigeons des garanties pour que le droit à une éducation immersive en langues dites régionales soit effectif de la maternelle au bac.
Nous demandons l’ouverture urgente d’une concertation avec tous les acteurs concernés en Bretagne, autour de plusieurs priorités :
- sécuriser le financement des réseaux associatifs d’enseignement immersif ;
- étendre le droit de passer les examens en breton, langue d’enseignement de nos élèves ;
- attribuer à Diwan des postes supplémentaires de l’Éducation nationale pour assurer les missions de coordination de ses établissements, répartis sur cinq départements et deux académies ;
- mettre en place en Loire-Atlantique une convention État-collectivités équivalente à la convention État-Région Bretagne pour l’usage et la transmission des langues de Bretagne ;
- garantir que les contraintes budgétaires ne fragilisent ni les moyens consacrés aux lycées, ni ceux consacrés à la langue bretonne.
Nous appelons les lycéen·nes et leurs familles, leurs enseignant·es et les professionnel·les de Diwan à porter ces revendications en langue bretonne dans les mobilisations, qui doivent se dérouler sans atteinte aux personnes et aux biens.










