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L'immersion en secondaire

Transmettre aux adolescents l'envie de parler breton

Lenn ar pennad e brezhoneg

L’acquisition d’une langue nécessite un apprentissage et une pratique régulière, au moins jusqu’à l’adolescence… ça tombe bien, en France, la scolarité est obligatoire jusqu’à seize ans et Diwan permet de suivre un cursus bilingue immersif jusqu’au baccalauréat.

Le passage au collège est un événement important dans la vie d’un enfant. Dans le réseau Diwan, cet événement se double de la découverte de la vie collective à l’internat. Si l’internat est au cœur du projet éducatif d’enseignement immersif, son rythme est en phase avec le développement familial et affectif des jeunes. Les principes de l’immersion sont les mêmes qu’en primaire : le breton est la langue de vie et la langue d’enseignement des établissements. Les cours de français se déroulent donc en français et ceux de langues vivantes étrangères dans la langue étudiée. « Le but pour les collégiens en fin de troisième est qu’ils puissent continuer leurs études en breton ou en français et qu’ils soient à l’aise en breton,précise Pascale Chevillard, directrice du collège du Relecq. C’est pour cela qu’il y a des veillées, des clubs et toutes sortes d’occasions pour que le breton fasse partie de la vie quotidienne et pas seulement de la vie scolaire. » 

Si l’existence d’un internat apporte une réponse logistique aux parents d’élèves, cet internat est aussi une condition de réussite de l’immersion afin que le breton ne soit pas exclusivement une langue de cours, mais aussi langue de vie et d’échanges entre les élèves dans leur vie quotidienne.   

Expliquer et donner envie aux adolescents

« Pour les adolescents, le mot immersion n’est pas toujours évident, ajoute Erwan ar Berr, directeur du collège de Quimper. Il faut leur expliquer que ça va au-delà de suivre les cours en breton et que le breton est une vraie langue vivante, dans un vrai collège. J’aime bien leur passer le film Brezhoneg leizh o fenn pour leur faire comprendre cela. » Ces explications sont essentielles d’autant que beaucoup d’élèves du bilingue public (un quart des effectifs des collèges) poursuivent leur cursus à Diwan et découvrent l’immersion. « Il faut donner envie aux adolescents, les mettre dans le coup, poursuit-il. Chaque année, je leur explique que c’est la meilleure façon d’apprendre la langue et s’ils font l’effort de parler en breton entre eux, ils auront un meilleur niveau à la fin du collège. Une personne qui comprend mais ne fait pas l’effort de parler n’a pas un bon niveau à la fin. » Il souligne aussi le rôle important des familles pour encourager les jeunes à faire usage du breton dans leur vie.

Une équipe éducative proche

« Dans les collèges et au lycée Diwan, les élèves ont une relation particulièrement proche avec les enseignants, indique Pascale Chevillard. Nous avons fait ainsi pour qu’ils parlent breton, mais en fait, cela rend plus efficace l’enseignement. » La présence de surveillants-animateurs (appelés kasourien) joue aussi ce rôle. « Le lien avec les enseignants est spécial, confirme Gwenn Menez, collégienne à Plésidy entre 2004 et 2008 et désormais enseignante au lycée. Et nous dormions au collège : nous avons appris à être autonomes, à prendre soin de nos affaires et de celles des autres. Même chose au lycée. A l’université, le changement a été rude ! » 

De bons résultats aux examens  

Qu’il s’agisse du diplôme national du brevet (DNB) ou du baccalauréat, les résultats des élèves de Diwan sont très satisfaisants. « Les collèges et le lycée sont très sérieux, observe Pascale Chevillard, ils conduisent tous les élèves à un bon niveau en breton comme en français, sans les faire redoubler et sans faire de sélection. Pour ceux qui optent pour une voie professionnelle, ils quittent Diwan avec un petit supplément car ils sont bilingues, ce n’est pas rien ! »

Chaque année, les résultats au brevet des collèges sont très proches des 100% de collégiens reçus ; en 2016, les collégiens ont obtenu un taux de réussite supérieur de 12 points à la moyenne nationale et de neuf points à la moyenne de l'Académie de Rennes. Au baccalauréat, le taux de réussite des candidats oscille entre 94% et 99% depuis 2012. En 2017, le lycée de Carhaix était classé deuxième meilleur lycée de Bretagne et quatorzième en France par Le Parisien - L’Etudiant ; en 2013, le Figaro l’avait été classé meilleur lycée de France. En 2013, l’Office public de la langue bretonne a d'ailleurs publié une étude sur les parcours post-bac des anciens lycéens de Diwan.  

Enfin, les élèves passent un examen interne spécifique pour évaluer leurs capacités en breton : c’est l’AKED (arnodenn kentañ an eil derez, premier examen du second degré) en troisième ou l’ADED (arnodenn diwezhañ an eil derez, dernier examen du second degré) en terminale.

Mots clefs associés : immersion    secondaire    internat   

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