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« Un véritable effet positif sur la famille »

Une maman témoigne

25/09/2019

Lenn ar pennad e brezhoneg

Parfois, la scolarisation des enfants à Diwan a des effets positifs sur toute une famille. C’est ce que rapporte Nolwenn Galeron, maman de deux élèves de l’école de Plougastel-Daoulas et cheville ouvrière de l’association d’éducation populaire.

En quoi une scolarité à Diwan apporte davantage à vos enfants qu’une autre scolarité ?

Mon fils Thelo a sept ans et il a intégré l’école Diwan il y a deux ans. Auparavant, c’était un garçon très timide. Je découvre que l’école Diwan lui a fait du bien dans sa communication verbale et dans sa confiance en lui, il s’est dévoilé. Il s’est retrouvé dans une classe multi-niveaux et ça lui a fait du bien : les plus grands aident les petits et les plus jeunes imitent les plus âgés, c’est pédagogique. Je trouve que maintenant, mon fils partage davantage, que ce soit avec ses amis, sa famille et aussi ses grands-parents. Il est fier d’utiliser ses compétences en breton et a plaisir à montrer ce qu’il a appris pendant sa journée. Il a vraiment trouvé sa place. 

Comment accompagnez-vous votre enfant pour ses devoirs ?

Les enseignants fournissent des outils pour comprendre les devoirs des enfants. Par exemple, cette année, mon fils a eu une pièce de théâtre à répéter, l’institutrice avait enregistré les voix des enfants en classe pour reproduire la même chose à la maison. Elle nous adresse également des comptines et des exercices bilingues pour accompagner dans les devoirs. Mon enfant m'explique les devoirs de manière rapide. Il est même fier de montrer qu’il est capable d'expliquer son travail. Cela permet aussi aux adultes d’apprendre grâce aux enfants, ce qui les valorise beaucoup.

Et pour vos enfants, comment s'est passée l'introduction du breton dans leur vie ?

Ma fille Maé a 4 ans, elle a intégré l’école Diwan l’année dernière. Le breton et le français sont ses langues naturelles. Elle s’exprime dans les deux langues sans filtre et n’a aucun mal à passer de l’une à l’autre. Introduire une deuxième langue dès le plus jeune âge est un atout pour sa confiance en elle. Elle ne pense pas encore à « l’image de soi » et n’a donc aucune crainte à faire des fautes dans ses prises de parole.

Globalement, je vois que mes enfants n’ont pas peur de s’exprimer. Ils sont à l’aise et c’est naturel pour eux. Je les vois discuter en breton avec des personnes plus âgées : il n’y a pas de barrière car les mots leur viennent sans filtre, en fait, ils sont bilingues. Ils introduisent également des petites phrases en breton dans notre quotidien telles que « ur banne dour mar plij »* et « sikour mar plij »*. Ces mots-là, ils les entendent tous les jours à l’école et du coup à la maison. Ils m’appellent « mammig » aussi et ça me fait énormément plaisir.

L’école Diwan influe-t-elle sur votre famille aussi ?

Avec mon mari nous nous sommes investis dans l’association d’éducation populaire de l’école, cela permet de rencontrer d’autres familles. Maintenant, nous nous connaissons bien et nous comprenons mieux comment fonctionne une école. C’est un plaisir de se retrouver tous ensemble, il y a un véritable esprit familial, on s’entraide les uns les autres. Les enfants sont heureux de se retrouver aussi. Diwan fait partie de notre quotidien et a un véritable effet positif sur la famille : on vit quelque chose tous ensemble et en commun. Lorsque l’on rentre d’une journée de bénévolat pour l’école, on est heureux de voir à quel point nos enfants se sont amusés, et nous aussi par la même occasion. C’est à ce moment-là qu’on se dit que ça vaut vraiment le coup de consacrer du temps à Diwan.

Geriouaouegig brezhoneg < > Petit lexique breton 

 ur banne dour  un verre d'eau
 sikour  de l'aide
 mar plij  s'il-te-plaît, s'il-vous-plaît
 mammig  maman
Mots clefs associés : Plougastel-Daoulas    parents    témoignage   

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