24/02/2026
En date du 6 février 2026, l’Association d’Éducation Populaire de Skol Diwan Boulvriag s’est réunie. Les parents d’élèves membres de l’école constatant :
- Le souhait du propriétaire de reprendre le bien loué à l’école à l’issue de son bail,
- Le décalage avec les élus locaux, et en premier lieu la mairie de Boulvriag, qui n’a proposé aucune solution de repli pour l’école permettant d’assurer une rentrée en septembre 2026 : la seule piste évoquée repose sur un terrain trop petit et sur un calendrier de projet incompatible avec l’échéance de septembre 2026 ; par ailleurs, aucun bâtiment municipal disponible et rapidement utilisable n’a été proposé,
- L’épuisement des bénévoles et des parents d’élèves, acteurs de Diwan, contraints de se mobiliser en continu pour pouvoir obtenir les conditions nécessaires à l’exercice de droits linguistiques,
- Une situation financière très fragilisée de l’école à cause du non versement des forfaits scolaires par les mairies du secteur (dans le cadre des obligations légales applicables), et ce depuis plusieurs années.
Face à cette situation, et l’impasse dans laquelle se trouvent les acteurs de Diwan, l’AEP locale a été contrainte de décider la fermeture de l’école.
La fédération Diwan a acté le souhait de fermeture et accompagnera les acteurs de terrain pour reclasser les enseignants (2 personnes), accompagner les familles dans les écoles Diwan des Côtes d’Armor, et aider l’AEP dans la fin du projet et le licenciement des ASEM (2 salariés).
La commune de Boulvriag et le Sud de Guingamp-Paimpol Agglomération perd sa seule école immersive en langue bretonne, le départ de 4 salariés de la commune (perte d’emplois locaux) et le départ de nombreux enfants dont la plupart n’iront pas dans les écoles de Boulvriag.
Depuis près de 50 ans, la fédération Diwan rappelle le nécessaire engagement des collectivités et de l’État pour assurer la transmission du breton via l’immersion. Sans mise à disposition de locaux par les collectivités pour nos établissements gratuits, laïques et ouverts à toutes et tous, l’avenir de la langue bretonne restera menacé.










