Réponses au questionnaire Diwan
Au 1er mars, Diwan avait reçu 71 réponses provenant de 48 communes différentes
05/03/2026
Voici la répartition du nombre de listes candidates ayant répondu par commune :
De manière synthétique, les réponses à ce questionnaire révèlent une institutionnalisation croissante de la politique linguistique au niveau municipal, passant d'un soutien symbolique à une véritable gestion publique, bien que des disparités majeures subsistent entre les listes.
Voici les points clés qui ressortent de l'analyse globale :
- Un consensus sur la visibilité culturelle : La quasi-totalité des listes, quelle que soit leur couleur politique, accepte désormais la signalétique bilingue et les animations en médiathèque comme des standards de la gestion municipale en Bretagne.
- Le clivage du "chiffrage budgétaire" : C'est le point le plus discriminant. Seules 15 listes sur 71 s'engagent sur un montant précis (global ou par habitant). Les grandes villes comme Brest et Lorient dominent avec des enveloppes dépassant les 300 000 €, tandis que d'autres communes préfèrent une "approche transversale" qui rend l'effort financier moins lisible.
- Le soutien à l'enseignement (Diwan) : Si le versement du forfait scolaire est largement accepté, il reste un point de friction politique dans certaines villes comme Nantes (liste Rolland) ou Ploemeur (liste Maignan), où il est refusé au nom d'une priorité exclusive à l'enseignement public.
- De l'identité à la professionnalisation : On observe une volonté de structurer la politique linguistique par la nomination d'élus référents, de chargés de mission dédiés (Quimper, Rennes, Nantes) ou la création de lieux ressources comme les Ti ar Vro (Lorient, Hennebont). À Locmiquélic, l'accent est mis sur la fin du "tout-bénévole" pour pérenniser les actions.
- La Charte "Ya d'ar Brezhoneg" comme boussole : La progression dans les niveaux de cette charte (1 à 4) est citée par de nombreuses listes comme l'objectif central du mandat, servant de feuille de route pour mesurer l'efficacité de leur action (notamment à Saint-Brieuc, Auray et Pontivy).
En résumé, si la légitimité de la langue bretonne n'est plus contestée, la différence entre les candidats se joue désormais sur la capacité opérationnelle (budget propre, locaux, personnel formé) et la volonté d'intégrer le breton dans la vie quotidienne (crèches, périscolaire, bus) plutôt que de le cantonner au domaine culturel.
L’analyse de la question numéro 2 : “Vous engagez-vous à mettre à disposition un local communal ou intercommunal (200 m² minimum, avec espace extérieur) pour permettre l’ouverture d’une école Diwan sur votre commune ?”
Le Conseil d’Administration note des réponses intéressantes, qui seront recoupées avec les projets d’ouverture portés par Diwan. Il est d'ores et déjà clair que les choses s'annoncent propicent à Hennebont (56), où deux des trois candidats en lice se sont déclarés favorables à la mise à disposition d'un bâtiment de 200 m² et d'une cour de récréation pour un nouveau projet scolaire. Malheureusement la liste “Hennebont un nouvel élan” porté par M Le Liboux n’a pas répondu au questionnaire de Diwan à ce jour. Dans le Morbihan une autre grande ville est prête à accueillir Diwan : il s’agit de Ploemeur avec la liste “Passionnément Ploemeur – E kreiz kalon” de Ronan Loas.
La question numéro 7 concernait le budget par habitant :
Selon l'analyse effectuée, 15 listes au total se sont engagées à proposer un montant précis. Elles sont réparties sur 13 communes, dont de nombreuses grandes villes (Nantes, Brest, Rennes, Lorient, Vannes, Guingamp, Douarnenez, Saint-Brieuc, …), ce qui montre que cette revendication portée par l’Emsav (Mouvement culturel breton) réussit à s'imposer. Voici la liste des listes engagées dans cette cause.
Synthèse des engagements budgétaires par commune









